Inti Solidarité Nicaragua Amérique Centrale

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Actualité

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mercredi 26 juillet 2017

MEXIQUE - Le Conseil indien de gouvernement nomme une porte-parole qui sera candidate indépendante

Renata Bessi et Santiago Navarro F.

mardi 27 juin 2017, mis en ligne par Françoise Couëdel

24 mai 2017.

« Quand le Conseil national indien (CNI) s’est constitué, en 1996, nous demandions à être reconnus comme peuples indiens. Aujourd’hui cela ne nous intéresse plus d’être reconnus, nous sommes passés à une autre étape. Nous ne pouvons rien attendre de plus car aucun parti politique et aucun gouvernant ne nous représentent et ils ne nous représenteront jamais » a déclaré Magdalena García Duran, indienne Mazahua de l’état de Mexico et conseillère du Conseil indien de gouvernement.

« Au cours de ces dernières années nous avons partagé notre douleur mais maintenant nous nous sommes pris par la main pour faire trembler l’histoire, car nous sommes arrivés à un moment historique ».

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Mexique - Conseil indigène

La candidature posée par María de Jesús Patricio Martínez est un symbole fort dans une société encore largement dominée par le machisme et le racisme.

« L’assemblée constitutive du Conseil indigène de gouvernement a décidé de nommer comme porte-parole la compañera du peuple Náhuatl, María de Jesús Patricio Martínez."

"Elle portera la voix des peuples autochtones aux élections de 2018."

  C’est par ces mots, empreints d’une solennité particulière, que le Congrès national indigène (CNI) mexicain vient de faire part de sa décision au reste du monde.

Pour la première fois dans l’histoire du Mexique, une candidate indigène s’apprête à participer à la course électorale pour la présidence du pays.

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EL SALVADOR et HONDURAS

EL SALVADOR

Le premier pays d’Amérique Latine à interdire l’exploitation minière

23 mai 2017

par Carmen Rodriguez

OUI à la vie

C’est dans l’un des pays les plus violents d’Amérique Latine que cette interdiction est devenue réalité en mars. Une lutte de plus de 12 années des communautés paysannes a abouti à l’approbation d’une loi interdisant partiellement ou totalement l’exploitation minière sur tout le territoire.

Cette loi interdit l’exploration et l’exploitation aux entreprises nationales, étrangères ou personnes privées, ainsi que l’usage de substances toxiques susceptibles de mettre en danger la santé des communautés paysannes et de l’environnement.

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lundi 16 janvier 2017

Les élections au Nicaragua du 6 novembre 2016

Extraits d’un article de Rebellion de Hedelberto Lopez Blanch

Plusieurs facteurs ont contribué à la réélection de Daniel Ortega du FSLN malgré la forte offensive de la droite en Amérique Latine contre les gouvernements progressistes de la région.

Mais la clé de la réussite a résidé sans doute dans les programmes sociaux des dernières années et dans le développement économique.

Après la défaite électorale en 1990, le pays a connu 16 années de gouvernements néolibéraux qui appliquèrent des politiques de privatisations imposées par le FMI et la Banque Mondiale lesquelles affectèrent gravement les programmes sociaux et la faible économie nicaraguayenne.

Denis Darce Solis qui fut alors le directeur de la Commission permanente des Droits Humains définissait ainsi la situation :

« la pauvreté, nous la voyons tous les jours, avec les gens qui arrivent dans les hôpitaux avec de hauts niveaux de dénutrition ; quand nous voyons qu’un million d’enfants restent en dehors du système scolaire chaque année ou que des milliers d’enfants travaillent dans les rues et qu’il y a une croissante exploitation sexuelle de mineurs.

Selon la Banque Mondiale, 40% des Nicaraguayens survivaient avec un peu plus d’un dollar par jour et le chômage atteignait 60% de la population économiquement active. L’analphabétisme monta à 35%.


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mardi 1 novembre 2016

Pour une vraie autonomie de la population des descendants africains

Résumé d’un article de Alterinfos Amérique Latine de Carmen Herrera du 21-9-2016

Presque la moitié du Nicaragua est sous le régime de l’autonomie et peuplée de différentes ethnies, dont les descendants africains, tandis que l’autre moitié est peuplée de métis, en majorité catholiques et hispanophones.

Ce territoire de l’Atlantique fut colonisé par les Anglais et rattaché seulement au Nicaragua par le président José Santos Zelaya en 1894, donc 73 ans après l’Indépendance du Nicaragua en 1821, mais sans prendre en compte les différences culturelles et linguistiques de ces populations auxquelles la langue espagnole fut imposée.

En plus des descendants africains, on trouve sur ce territoire des indigènes mayagnas, miskitos, garifunas et ramas avec lesquels ils ne partagent pas seulement l’histoire, mais aussi une identité caraïbe malgré les différences qui les séparent. Leur langue, leur culture et leur organisation sociale ne sont pas semblable, mais ils se sont unis dans la lutte pour affronter l’Etat métis du Pacifique. Cela a abouti à la loi 28 « Statut d’Autonomie dans les régions de l’Atlantique ».

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La défense des semences en Amérique Latine : perspectives et défis

Par Javier Carrera – ALAI

En 1999, la FAO nous alerte que l’humanité avait perdu, au long du 20ième siècle, 75% de ses ressources phytogénétiques, c’est à dire, des semences dont nous avons hérité de nos ancêtres.

Il est arrivé dans l’histoire qu’une mutation ait couvert l’épis d’une seule enveloppe ce qui a facilité l’extraction du grain. Ces paysans ont alors semé les plantes présentant cette mutation. Petit à petit ils ont sélectionné des grains les plus grands. Puis ils découvrirent une nouvelle mutation qui doublait la taille du grain et et celle-ci continuait à augmenter. Après de nombreuses générations ces mutations se stabilisèrent. Une nouvelle espèce était née : le maïs.

Dans chaque petite vallée, les paysans adaptèrent la plante aux conditions locales du sol, du climat, des désastres : un processus qui pouvait nécessiter quelques années ou plusieurs décennies. De cette façon surgirent de nouvelles espèces de maïs. A l’arrivée des Européens, il existait dans les Amériques des milliers de variétés adaptés aux plus diverses conditions géographiques.

Des processus similaires se firent dans la création de toutes les espèces et variétés dont nous avons hérité : les pommes au Kazakhstan, des agrumes et le riz dans le Sud-est asiatique, le café en Éthiopie, le blé, l’orge et l’avoine en Mésopotamie, les choux en Europe, le raisin et les olives en Méditerranée, etc.

Une impressionnante diversité agricole, fruit du travail de millions de petits paysans, tout au long de milliers d’années.

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mercredi 6 juillet 2016

Le changement climatique assèche le Nicaragua

José Adan Silva – avril 2016

Extraits :

Une sécheresse de trois ans à laquelle s’ajoute une déforestation massive ont asséché la plupart des sources superficielles du Nicaragua de sorte que la population a de plus en plus de difficultés d’ accès à l’eau potable.

La détérioration environnementale de la Réserve Biologique Indio Maïz et les réserves naturelles Cerro Silva et Punta Gorda a été plus importante entre 2009 et 2011 que dans les 26 années précédentes.

Selon l’entreprise britannique ERM qui , à la demande du consortium chinois HKNP, a fait l’étude sur la faisabilité du canal, les grandes réserves naturelles du sud du pays ont perdu jusqu’à 40% de la couverture forestière entre 1983 et 2011.

L’impact de la sécheresse a déjà une forte influence sur l’économie et la sécurité alimentaire dans une grande partie du pays où un tiers de la population survit avec moins de 2 $ US par jour et où 20% sont sous-alimentés.

Les éleveurs de bétail sont très préoccupés par le manque d’eau.

L’Union des Producteurs agricoles calculait qu’en 2015 les pertes occasionnées par la sécheresse s’élevaient à 200 millions de $US

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vendredi 24 juin 2016

Le Grand Canal du Nicaragua est une concession imposée à un pays vaincu

Entretien de Bernard Duterme du CETRI (Centre d’Etudes Tricontinentales Louvain-la-Neuve – Belgique)

avec Manuel Ortega Hegg, Président de l’Académie des Sciences du Nicaragua (ASN) du 17 mars 2016

 Quelles sont les principales critiques de l’ASN sur le projet du Grand Canal ? N’a-t-il pas un rapport coût/bénéfice positif, n’est-il pas une opportunité unique de développement, de prospérité et d’enrichissement pour le Nicaragua comme l’affirment ses promoteurs ?

Entre 2013 et novembre 2015, l’ASN a réuni cinq forums interdisciplinaires et deux ateliers internationaux sur le projet du canal avec des spécialistes de la communauté scientifique nationale et internationale. L’opinion qui s’en est dégagée fut unanime : le projet n’a pas suivi les bonnes pratiques reconnues internationalement, il fait preuve depuis son approbation de sérieuses déficiences quant à l’information et aux analyses de ses effets et, s’il est réalisé sans correction, il peut provoquer un désastre écologique et social de grande ampleur pour le pays et pour toute la région centraméricaine.

Tout ceci découle directement de l’opacité du processus ayant abouti à la concession et de l’absence d’études rigoureuses sur les risques environnementaux et sociaux susceptibles de démontrer que le rapport coût/bénéfice sera effectivement positif.

Nous critiquons sévèrement l’absence de transparence dans la négociation sur la concession et sur l’adjudication de celle-ci en secret et sans appel d’offres public. Or, selon des experts indépendants, plusieurs éléments de cette concession violent les principes et les droits de la Constitution politique du Nicaragua ainsi que d’autres conventions internationales ratifiées par le pays, comme la convention 169 de l’Organisation Internationale du Travail qui protège les droits des peuples indigènes. De ce point de vue cette concession ne peut être que défavorable pour le pays.

Nous critiquons aussi la précipitation avec laquelle on veut mettre la concession en application sans donner ni l’information, ni l’espace, ni le temps nécessaire pour que les citoyens et l’investigation scientifique puissent donner leur point de vue de manière indépendante, ce qui serait susceptible d’améliorer la décision prise.

Nous déplorons que le président Daniel Ortega n’ait pas ouvert d’espaces pour le débat et que semble prévaloir l’appât du gain pour l’investisseur, de même que l’agenda politique du gouvernement dominé par le FSLN qui semble pressé d’éveiller du rêve dans l’électorat à la veille des élections présidentielles de novembre 2016. Tout cela sans prendre en compte les risques écologiques, environnementaux et sociaux qui peuvent se révéler catastrophiques si le projet est réalisé dans la précipitation et sans les études rigoureuses et approfondies que requiert un projet de cette envergure.

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