Un artisan potier qui travaille dur pour l’avenir de sa famille. Des milliers de personnes qui se regroupent pour faire pression sur le gouvernement. Une peinture murale qui décrit la vie de la campagne.

Des portraits d’hommes et de femmes, des lieux, des évènements qui cherchent à retranscrire la vie dans un pays. Des individualités riches de vie et d’expériences, positives ou non, comme c’est le cas de chacun des habitants de cette planète.

Le Nicaragua est un pays dit “pauvre”. Pour la première fois de ma vie, j’ai été confronté à la réalité et rien ne ressemblait à ce que l’on avait pu me décrire depuis l’enfance. Passé l’accoutumance aux nouveautés liés au climat et aux infrastructures, la vie semble plus facile, plus claire, plus gaie. Chacun des actes quotidiens semble plus simple. La méfiance est rare, l’ouverture aux autres omniprésente. Le sourire des habitants marque tous les occidentaux de passage.

Comme partout dans le monde, les jeunes Nicaraguayens ont des rêves. Comme partout dans le monde, des hommes et des femmes ont des projets et se mobilisent pour améliorer le lendemain de leurs enfants. Comme partout dans le monde, les Nicaraguayens ont une culture qui leur est propre, qui les renforce, qui les inscrit dans leur histoire. Un combat de tous les jours, mené par des millions de personnes, non pas pour sortir de la misère mais pour améliorer les conditions de vie. La signification pratique est la même, mais le poids des mots change tout, profondément.

Je vous présente aujourd’hui un portrait du Nicaragua. On pourrait dresser le même de tous les pays du monde, de la Somalie à la France, chacun avec ses caractéristiques propres. Cela permettrait que l’on change de regard sur les pays du Sud qui sont, peut-être, plus pauvres économiquement que la France mais qui ne sont pas, et c’est important, des pays pauvres.

site internet : http://www.lumieredimages.fr ou http://www.nicaraguenses.fr Nous attendons la visite des élèves des écoles primaires et du collège pour parler du Nicaragua et des projets, surtout de l’Angelita Morales qui est en partie financé par les actions des élèves du Club Nicaragua du Collège St. Exupéry de Bourg St. Maurice.

L’hiver austral a été particulièrement dur cette année et les lacs Xolotlan et Cocibolca ont atteint des niveaux supérieurs à ceux pendant l’ouragan Mitch. Une grande partie de San Francisco Libre, situé au bord du lac doit être reconstruit plus loin et des centaines de familles sont encore dans des centres d’hébergement. Une grande partie des récoltes est perdue ce qui a entraîné une augmentation importante du prix des grains de base.

L’actualité au Nicaragua est toujours aussi riche, mais le temps manque pour en parler. Ce sera pour la prochaine fois. Notons juste qu’un conflit oppose actuellement le Costa Rica au Nicaragua au sujet du fleuve frontalier, le Rio San Juan.

Vous trouverez ci-joint : - quelques informations sur nos projets - des réflexions sur la situation au Honduras - un article, traduit et résumé par Loïc sur le système pénitencier au Nicaragua

Les temps sont durs, le mois de novembre sombre. Gardons l’espoir que le monde change grâce à votre solidarité

Cordialement Ruth Mougel