La Chef de la Police Nationale fait notamment le détail des diverses structures préventives :

- Système de Prévention Policier. - Système de Prévention d’Etat : plusieurs institutions étatiques (Institut de la Jeunesse et des Sports, Institut de la Femme, etc.) prennent part au travail préventif en coopérant avec la Police. - Système de Prévention Social : 100.000 citoyens collaborent bénévolement avec la Police au sein des diverses Délégations Départementales et Municipales. D’anciennes victimes (ex : violence conjugale) mais aussi des délinquants repentis œuvrent à la prévention dans les Cabinets du Pouvoir Citoyen. Des étudiants en fin de cursus de Droit, de Psychologie ou de Sociologie ont aussi la possibilité d’effectuer leur stage dans les Délégations de la Police.

Les résultats du Modèle de Sécurité Nicaraguayen

Selon Aminta Granera Sacasa, la Police Nationale est très attentive aux problèmes de la population. Des diverses assemblées populaires qui ont lieu à travers le pays naissent les Plans d’action de la Police. Elle énumère quelques-uns des succès de cette politique. - Fort taux de confiance de la Communauté en sa Police (le plus élevé d’Amérique Latine). - 13 homicides / 100.000 habitants (seul le Costa Rica fait mieux dans la région). - Aucun braquage de banque.

Les attentes régionales de la Conférence Internationale - Actualisation et amélioration de la Stratégie de Sécurité en Amérique Centrale élaborée en 2007. - Inclusion d’Organismes Internationaux dans le processus : entre autres, Banque Mondiale, OEA, et un Groupe de Pays Amis participeront au Sommet. - Etablissement d’une solide coopération régionale basée sur le concept de responsabilité partagée. Il existe déjà des Plans d’action communs entre les différentes Polices des pays de la région : échange d’informations, coopération, opérations simultanées, etc. Selon Aminta Granera Sacasa, seule une coopération accrue permettra de mieux lutter contre la hausse de la criminalité. La Conférence devrait permettre de faire un pas de plus vers la coopération politique des différents Chefs d’Etat.

La lutte contre le narcotrafic

Il y a une très bonne coordination entre Police et Armée au Nicaragua. La Force navale joue dans le domaine de la lutte anti-drogue un rôle très important sur la côte des Caraïbes. De plus, un des 22 projets prioritaires de la Stratégie de Sécurité Régionale (le seul à déjà disposer d’un financement) est la Sécurité aux Frontières, visant à faire face notamment à la forte criminalité du Honduras voisin. Un autre problème à traiter est celui de la contagion au Guatemala de la délinquance et de la violence mexicaines. La Chef de la Police appelle de ses vœux la création d’une plateforme d’Intelligence entre les Polices des pays de la région pour lutter plus efficacement contre le narcotrafic.
__ Quel financement ?
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Aucun pays d’Amérique Latine ne peut financer avec ses seuls fonds propres le Plan Opérationnel qui découle de la Stratégie de Sécurité Régionale. D’où la présence à la Conférence d’Organismes Internationaux de Financement tels que la Banque Mondiale, la Banque Interaméricaine de Développement, ou la Banque Centroaméricaine d’Intégration Economique. La Police nicaraguayenne est la plus petite d’Amérique Centrale, les salaires y sont les plus bas, mais elle est pourtant la plus efficace. L’explication de ces bons résultats tient au lien étroit entre Police et population. De plus, le Nicaragua, sous l’impulsion du Commandant Daniel Ortega, œuvre déjà beaucoup pour la sécurité : construction de 40 Délégations Municipales, de 5 Subdélégations à Managua, embauche de 3.500 policiers et achat de 1.500 véhicules de Police.

Bilan de la Conférence internationale d’appui à la Stratégie centraméricaine de sécurité

Environ 60 pays et 50 organisations internationales se sont engagés à apporter leur soutien aux 22 grands projets régionaux relatifs à la sécurité, bien qu’au terme des deux journées de rencontre aucun document n’ait été signé. Autour du concept de « responsabilité partagée », les pays amis (Etats-Unis, Espagne, Canada, Colombie, Corée du Sud, Finlande, Israël, Italie, Japon, Mexique, Norvège et Union Européenne) ainsi que les nations d’Amérique Centrale, ont décidé d’unir leurs efforts économiques pour créer, entre prêts et dons, un fonds de 2 milliards de dollars (Banque Mondiale : 1 milliards, Banque Interaméricaine de Développement : 500 millions, Etats-Unis : 300 millions, autres pays et organismes : 25 millions. L’Union Européenne a signé un accord de coopération pour la justice avec un apport de 20 millions.

Ce fonds devra permettre de financer environ 22 projets dans les 4 domaines suivants : - Prévention des délits. - Combat du crime organisé. - Réhabilitation et insertion sociale et renforcement des systèmes pénitentiaires. - Renforcement institutionnel des entités de justice et de sécurité.

Résumé et traduit par Loïc Gall