Il rappela que dès son arrivée au pouvoir en 2007 l’actuel gouvernement a mis en place une politique de développement d’énergie renouvelable et celle-ci commence à porter ses fruits.

« La terre- mère a doté le pays d’importantes ressources telles que l’eau, le vent, les volcans et la biomasse, et il est fondamental d’avancer dans ce sens »

Il rappela également que cela représente une source commerciale et donc d’emplois.

Costa Rica

Le 16 octobre, journée mondiale de l’alimentation, plusieurs organisations écologistes appelèrent à la lutte contre les OGM’s et pour la sauvegarde des semences d’origine et présentèrent un projet de moratoire des cultures transgéniques.

Ce moratoire devra être maintenu tant qu’on n’aura pas la preuve scientifique que les OGM ne constituent pas un danger pour la santé, la biodiversité, ou pour les coutumes.

Par contre il faudra promouvoir l’agro-écologie et l’agriculture biologique.

Actuellement 63 des 81 communes du pays ont déclaré leurs territoires libres d’OGM.

« Le pays vit des situations très difficiles à cause de l’extension irrationnelle des monocultures d’ananas, de bananes et de palme africaine »

La mobilisation fut très forte dans tout le pays avec des forums, projections de vidéos, des stands de semences créoles en hommage aux cultures indigènes et paysannes.

La difficile situation du travail et de l’activité syndicale dans les plantations d’ananas

Par Giorgio Trucchi (traduit et résumé)

L’expansion des monocultures d’ananas du fait des grandes entreprises nord-américaines et nationales crée d’énormes problèmes environnementaux, et est la cause de la perte de la souveraineté alimentaire ainsi que des violations du droit du travail et syndical.

Voici le témoignage d’Osvaldo Vargas, le nouveau secrétaire général du syndicat des travailleurs de l’ananas et des fruits tropicaux (SINTRAPIFRUT), une des 4 organisations syndicales constituant la fédération nationale des travailleurs de l’agro-industrie (FENATRAG){

« Notre syndicat s’est constitué difficilement à partir de 2009 mais très rapidement 160 travailleurs se sont affiliés, en majorité des immigrés nicaraguayens. En 2012, Dole a tout fait pour nous détruire en nous portant des coups très durs. Malgré tout nous avons réussi à nous réorganiser et nous comptons aujourd’hui sur quelque 70 affiliés.

Les conditions de travail sont très dures avec de longues journées de travail et des salaires très bas. Dans le secteur du conditionnement, on est souvent obligé de travailler 11 à 12 heures. Et les tracasseries envers les syndiqués continuent, ainsi le 1ier octobre la déléguée de notre direction, bien que victime d’un accident de travail, a été licenciée. »