Alvaro Uribe a ainsi été déclaré « persona non-grata » par des manifestants se déclarant près à faire intervenir les autorités administratives compétentes pour faire annuler le contrat de Uribe comme professeur de l’ENIM. Un précédent existe d’ailleurs aux Etats-Unis puisque le 30 mars, le même Alvaro Uribe a été destitué de son statut de professeur à l’université de Georgetown suite à l’intervention de ministère de l’éducation supérieure. Au court du rassemblement, les personnes présentes ont pu s’exprimer auprès des journalistes afin de dénoncer les violences auxquelles sont confrontés quotidiennement les Colombiens. Violence dont Uribe, en tant que président de la république mais aussi auparavant en tant que gouverneur de Antoquia , ainsi qu’un grand nombre d’hommes politiques et de fonctionnaires proches de Uribe et liés aux groupes « narco-paramilitaires », sont tenus en grande partie pour responsables. L’eurodéputé Marie-Christine Vergiat a ainsi déclaré « le nombre des massacres, de syndicalistes, de défenseurs des Droits de l’Homme, d’opposants au gouvernement colombien, tués par les narco-paramilitaires en partenariat avec la police et des dizaines de politiciens proches de Mr Uribe, ainsi que la persécution, les écoutes électroniques illégales, les emprisonnements, les fausses avancées, et beaucoup de corruption, ne sont pas des faits normaux dans une démocratie. » À Aìda Avella d’ajouter, « je demande, à vous Européens, de la solidarité pour freiner l’accession de Uribe au poste d’enseignant, que ce soit dans cette université ou dans n’importe quelle autre en Europe et à travers le monde, au contraire, il devrait être jugé et condamné. » La journée de mobilisation s’est finalement conclue par la diffusion du film « Impunity » suivit d’une discussion.