Cristina Fernandez, présidente d’Argentine, remercia pour le soutien de plus de trente pays dans le conflit des Malouines et exprima le souhait que ce serait le dernier sommet sans Cuba. Par ailleurs tous les pays, sauf bien sûr les Etats-Unis et le Canada, insistèrent sur la nécessité de la participation de Cuba à ce sommet.

Comme le consensus sur ce point n’a pu être obtenu, le sommet se termina sans déclaration finale. Les pays de l’ALBA ont déclaré de ne plus participer au prochain sommet sans Cuba. D’ailleurs Chavez, Ortega et Correa, les présidents du Venezuela, du Nicaragua et de l’Equateur ont anticipé cette décision et ne se sont pas rendus en Colombie. Ils furent représentés par Evo Morales, Bolivie, qui déclara le blocus contre Cuba depuis un demi-siècle inacceptable.

En même temps se tenait le 5ième sommet des peuples qui conclut avec une série de déclarations et une marche dans la ville jusqu’au « Castillo de San Felipe » dont les environs sont militarisés.

Là, les délégués de ce forum alternatif se sont prononcés contre la présence de Barak Obama

À Cartagena de las Indias et ont réclamé la fin du blocus contre Cuba.

Les représentants des mouvements sociaux et des secteurs politiques ont débattu pendant trois jours la situation socio-économique et politique de la région, décidés à continuer la lutte.

Dans la déclaration finale fusent les critiques envers Washington :

- l’implication dans le coup d’Etat au Honduras

- le fait que les Etats-Unis continue d’imposer leur agenda

- le blocus contre Cuba et la déstabilisation en Haïti

- la persistance du camp de concentration de Guantanamo

- Ils reprochent au président Obama de ne pas avoir tenu sa promesse de vouloir établir une nouvelle relation avec l’Amérique Latine et qu’il continue à s’opposer à ce que l’Argentine exerce sa légitime souveraineté sur les Malouines

- Ils considèrent aussi que les traités de libre commerce que les Etats-Unis impulsent , constituent un grave obstacle à l’intégration régionale.

- Les dégâts environnementaux et sociaux causés par plusieurs entreprises multinationales canadiennes qui violent les droits humains des peuples sont aussi dénoncés.

D’autres aspects importants, telle la mainmise sur les terres qui mettent la sécurité alimentaire en péril ont été dénoncés.

En ce qui concerne les avancées, la déclaration finale évoque les processus d’intégration, comme la consolidation de l’ALBA, de l’Unasur et de la Celac qui basent les relations internationales sur la solidarité et non sur le libre commerce.

Ils exigent aussi l’élimination des bases militaires nord-américaines dans la région, l’arrêt des manœuvres militaires, la fermeture de « l’Ecole des Amériques » et la suspension du système interaméricain de défense.

Ils considèrent que la promotion d’investissements étrangers nuit au développement social et exigent que les droits des investisseurs ne puissent pas être au-dessus de ceux des peuples et de la nature.

Pour terminer, ils saluent la création de nouveaux modèles financiers, tels la « Banque du Sud » et le « Fond de réserves latino-américaines »