Les donateurs ont le choix d’établir une relation personnelle avec les boursiers ou seulement soutenir le projet.

Il y a eu des périodes de grande instabilité et plusieurs parrains se sont vus attribuer plusieurs enfants au cours des années, tandis que d’autres ont pu suivre leurs filleuls pendant des années jusqu’à l’obtention du bac. Il y a des enfants qui ont passé toute leur scolarité depuis l’âge de quelques mois jusqu’au bac dans ce programme. (Certains parrains gardent encore le contact même si l’appui par INTI s’arrête avec la fin de l’enseignement secondaire)

Au fil des années, quelques parrains nous ont abandonnés (décès, maladies nécessitant plus de dépenses, retraites, divorces etc.) mais la plupart sont restés fidèles et heureusement d’autres se sont joints.

La participation financière a toujours été libre selon les moyens des parrains. INTI complète cet apport par la vente d’artisanat, de calendriers (jusqu’à l’année dernière), le bénéfice de la foire aux livres, des marchés etc.

Or, les occasions de ventes, de programmation d’autres activités générant des bénéfices, diminuent chaque année, entre autres faute de membres actifs dans notre localité. Malgré notre engagement au Nicaragua depuis 30 ans, nous n’avons pas réussi à trouver une résonance sur place. Le cours du dollar nous a été aussi défavorable l’année dernière.

Nous sommes donc quelque peu inquiets pour le futur de notre association.

Nous nous permettons donc de lancer un appel à nous rejoindre. Peut-être avez- vous dans votre entourage des personnes susceptibles d’être intéressées par un parrainage ou un appui à ce projet. Peut-être connaissez-vous une association qui pourrait s’associer à nous ou faire une manifestation au bénéfice de INTI. Ou, ou…

Le programme éducatif DMMT est exceptionnel par une prise en charge toute la journée et dans tous les domaines : éducatif, artistique, sportif, psychologique, santé, nutrition etc

Chaque classe prend en charge deux enfants handicapés.

Le tout dans un espace plein de verdures (et même des poules et des chats)

Tous les ans, les enseignants préparent la rentrée scolaire en rénovant et décorant les salles de classes, continuent leur formation professionnelle, participent à des activités culturelles, à la kermesse qui permet des rentrées d’argent etc. On exige beaucoup d’eux, tandis qu’ils ont les salaires les plus bas d’Amérique Centrale.

Avant la rentrée scolaire le centre, le centre a été nettoyé dans les moindres recoins pour éviter la propagation des moustiques car après la dengue, le chikungunya, c’est maintenant le zika qui menace les populations d’Amérique Latine.

En 2015, le CDI a accueilli 405 enfants :

- à la crèche 85 enfants

- à la maternelle 140 enfants et

- à l’école primaire 180 enfants

Les frais de scolarité sont fixés à 90 $US par mois, comprenant le repas de midi et toutes les activités extrascolaires : piscine, peinture, musique, danse, attention médicale et psychologique. Mais seulement 94 paient la totalité, 125 la moitié, 31 ont une bourse complète et les autres ne paient qu’une contribution selon leurs moyens.

Cela met en évidence la diversité des couches sociales.

Le budget doit bien sûr aussi prendre en compte le maintien ou la réparation des bâtiments, les salaires du personnel et les autres frais de fonctionnement.

Une partie du budget du CDI est aussi destinée au financement du Centre Angelita Morales

qui est gratuit pour les enfants des bidonvilles et qui reçoivent également un repas et participent à toutes les activités extrascolaires.

INTI envoie aussi les dons à ce projet.

-Des progrès dans l’enseignement au Nicaragua


Résumé d’un article du 9-12-2015

Dans les neuf dernières années, le Nicaragua a réussi des progrès significatifs dans l’enseignement avec le rétablissement de la gratuité éducative en 2007, l’augmentation du budget et l’effort conjoint du gouvernement et des acteurs éducatifs.

Pour la première fois on a abordé ce thème globalement, la qualité de l’enseignement ne pouvant s’atteindre qu’en travaillant ensemble avec un engagement qui va de la maternelle à l’université.

Une des faiblesses consiste notamment dans les filières techniques, de l’informatique et des langues et surtout dans les zones rurales. Dans ce domaine, à la fin de l’année, nous avons pu atteindre 225 539 étudiants.

À ceci s’ajoutent 1 762 645 enfants en maternelle, primaire et secondaire, ainsi que 184 000 étudiants à l’université publique et privée. Ainsi, avec l’éducation technique, l’alphabétisation et la formation d’enseignants, nous atteignons 2 245 422 étudiants.

Nous travaillons aussi avec les familles pour leur faire comprendre l’importance de la scolarité.

Nous portons aussi notre attention à la professionnalisation et la formation des enseignants, leurs conditions de travail et des salaires.

Nous portons notre attention particulière à l’enseignement des mathématiques et de l’espagnol, mais aussi à l’apprentissage de l’anglais, de l’histoire et des nouvelles technologies sans publier les valeurs humaines et les sciences nécessaires pour comprendre le monde.

-

Le gouvernement nicaraguayen poursuit la mise en œuvre de son plan stratégique d’éducation.

Et il est vrai que les enfants ont maintenant la possibilité d’aller à l’école publique, même si les conditions sont encore loin de correspondre aux besoins des enfants (et des parents) : classes surchargées, prise en charge soit le matin, soit l’après-midi, beaucoup de difficultés d’accès pour les enfants handicapés, ou avec des problèmes d’apprentissage ou de conduite etc.

Ce sont quelques-unes des raisons pour lesquelles nous pensons nécessaire de poursuivre l’appui au programme DMMT.

Nous remercions chaleureusement toutes les marraines, tous les parrains et donateurs.