J La Banque Centrale du Nicaragua a reconnu que la sécheresse a aussi affecté la production hydroélectrique en 2015.

Selon le sociologue Ciril Otero, la région appelée « Corridor seco » qui concerne 35 municipalités des 153 du pays a été la plus touchée par le manque d’eau. 100% des récoltes ont été perdues dans certaines régions et 90% des sources sont taries. Il critique que le gouvernement a adopté des mesures d’assistance en apportant de l’eau et des aliments aux populations au lieu de freiner le déboisement des forêts de pins des cordillères de Dipilto et Jalapa, principales causes de l’assèchement des rivières et des puits. « Il y a des familles qui n’ont que du maïs avec du sel à manger »

Jaime Incer Barquero, ex-ministre de « Environnement et Ressources Naturelles » et président de la Fondation nicaraguayenne pour le Développement durable (Fundenic-SOS) est l’une des voix qui a le plus dénoncé la détérioration environnementale du pays.

Plus de 100 rivières ont séché et les lagunes de Tiscapa et Najapa, parmi d’autres, sont polluées.

Le niveau d’eau du rio Coco, le plus long fleuve d’Amérique Centrale (680 km) qui sert de frontière avec le Honduras a tellement baissé que l’on peut le traverser à pied à beaucoup d’endroits.

Et malgré le dragage des dernières années, le rio San Juan, frontière avec le Costa Rica, présente de grands bancs de sable qui empêchent la navigation.

La baisse du niveau d’eau affecte aussi les deux grands lacs du Nicaragua : le Cocibolca et le Xolotlan.

L’ONG Centro Humboldt a aussi dénoncé la détérioration de la plus grande réserve biologique de l’Amérique Centrale, la réserve BOSAWAS (déclaré réserve de biosphère en 1997 par l’UNESCO)