Réélu avec 62 % des suffrages le président sandiniste Daniel Ortega a déclaré le 25 novembre : "Je veux souligner que ce furent des années de lutte. Comment obtenir que dans une société machiste comme la société nicaraguayenne, les femmes puissent participer davantage, puisse occuper plus d`espace ? Je dirai qu´a été très important le rôle joué par la compagne Rosario Murillo. Le Front Sandiniste a présenté des femmes aux 90 postes á pourvoir sur les différents niveaux départementaux. Et le résultat, le vote du peuple nicaraguayen, nous dit très clairement que le peuple nicaraguayen a voulu reconnaítre le róle de la femme nicaraguayenne".

Depuis le retour aux affaires des sandinistes en 2006, le féminisme a été rapidement instrumentalisé par des groupements minoritaires mais très relayés internationalement par certaines ONGs, médias ou réseaux universitaires. Le Movimiento Autonomo de Mujeres a ainsi, selon des révélations de Wikileaks, demandé l’aide de la NED (société-écran de la CIA) pour ses campagnes contre le gouvernement sandiniste. On lira à ce sujet l`enquête de Ingrid Storgen, Dick Emanuelsson et Jorge Capelán : http://www.larevolucionvive.org.ve/spip.php?article1780

Refusant tout dialogue avec les autorités, murées dans une opposition politique radicale, ces femmes en majorité de classe moyenne urbaine voient aujourd´hui leur monopole de représentation remis en cause par la majorité des femmes nicaraguayennes des secteurs populaires. Le 6 novembre 2011, celles-ci ont validé les politiques de justice sociale et de participation accrue des femmes menée par Daniel Ortega, réélu avec 62 % des suffrages. L´Association des Experts Électoraux Latinoaméricains, présente parmi les observateurs internationaux, a souligné la forte participation des femmes et des jeunes dans un pays où le vote n´est pas obligatoire.

Notons par ailleurs que le parlement nicaraguayen vient d’adopter une loi intégrale contre la "violence machiste". Le « féminicide », néologisme inventé au Mexique qui désigne un homicide aggravé du fait de la qualité de femme de la victime, tend à se répandre dans le droit pénal en Amérique latine. Peu de temps après le Pérou et la Bolivie, qui avaient eux-mêmes suivi l’exemple du Mexique, du Chili, du Costa Rica, de la Colombie, du Salvador et du Guatemala, c’est au tour du Nicaragua de faire entrer ce mot dans son vocabulaire juridique. La loi a été approuvée hier par le Parlement du Nicaragua pour punir spécifiquement les violences commises contre les femmes. Les criminels qui se rendront coupables de « féminicide » encourront désormais 20 à 30 ans de prison, la peine maximum dans ce pays. Le texte de loi définit ce crime comme « l’expression maximum de la violence de genre commise par des personnes qui sont ou ont été liées à la femme par le sang, le mariage ou les conjoints et ex-conjoints, partenaires et ex-partenaires » entre autres.

Sources : http://www.larevolucionvive.org.ve/...

http://www.tortillaconsal.com/torti...

http://www.elle.fr/Societe/News/Le-...