Notre région a toujours été considérée comme un autre pays, et on a vécu pendant plusieurs années une sorte d’apartheid qu'on peut noter rien qu’en comparant le développement de la côte pacifique et celui de ma région, la Région Autonome Atlantique Nord (RAAN). Pour l'instant c'est pas très important de dire ça parce qu' on dépense les énergies dans une chose que je pense ne changera avec des critiques aux anciennes gouvernement.Si non avec le développement des jeunes qui habitent là-bas.

En grandissant, j'ai pris la décision d’étudier deux professions en même temps : Relations Internationales et Traduction Française. Grâce à mon esprit de lutte, à ma persévérance et aussi à l’éducation reçue par mes parent qui n’ont pas fait d’études dans des écoles ou universités mais qui sont des personnes qui m'ont guidé sur le bon chemin, ils sont mes philosophes, mes maîtres.



Quand j’étais à l’université mes rêves étaient ceux de nombreux jeunes: obtenir un travail et survivre. Retourner dans ma ville natale et travailler dans la mine d'Or où mon père a travaillé pour subvenir à mes besoins. Enfin, après avoir voyagé pendant les vacances 18 h sur un chemin très mauvais, et fatiguant, j’ai malheureusement pu constater qu’encore actuellement il y a des enfants qui n'ont pas accès à l’école alors que sur la côte pacifique il y a un meilleur accès; que pour faire sortir un malade des communautés il faut le faire dans un hamac, et souvent il y en a qui meurent sur le chemin , parce qu'il n'y a pas assez d’hôpitaux.

Il y a beaucoup d’exemples comme cela. Lors du passage de l’ouragan Félix, le 4 septembre 2007, plusieurs pêcheurs misquitos sont morts parce qu’aucune personne de la côte pacifique n’avait confirmé la trajectoire de cet ouragan. Quand les autorités ont enfin décidé de déclarer l'alerte, les pêcheurs étaient déjà en mer et dans des bateaux qui n’ont pas de radio pour communiquer. Nombreux sont les miskitos ceux qui vivent de la pêche.

Si je devais énumérer toutes les causes qui m'ont inspiré pour continuer à lutter pour améliorer les conditions de ma région, je ne terminerais jamais et la meilleure manière de vérifier cette situation c'est d’aller au Nicaragua sur la côte pacifique et après sur la côte caraïbe pour constater les différence flagrantes.

Tous ces faits m'ont inspiré pour créer et promouvoir une association qui s'appelle « 

« Chavalos y Chavalas de BOSAWAS » qui signifie « jeunes, garçons et filles de BOSAWAS ».

Nous avons commencé cette initiative en 2012 grâce à l'aide reçue du Wheelock College, où je suivais des études de leadership et de management.

Nous avançons lentement parce que la majorité des adhérents sont encore des étudiants. Nous occupons notre temps libre pour analyser des idées et partager avec le seul objectif de faire quelque chose pour améliorer la situation de la population de la région de Bosawas.

Âpres avoir réalisé deux expéditions avec nos propres ressources économiques, nous avons pu confirmer ce que nous savions déjà, la difficile situation des communautés et de la réserve de BOSAWAS. Je vous écris cette lettre pour vous expliquer nos intentions par rapport aux projets que nous aimerons mettre en œuvre. Nous avons identifié deux besoins fondamentaux dans la réserve : combattre l'exclusion sociale à laquelle sont soumises les communautés indiennes et mettre fin à la destruction de la réserve de Biosphère BOSAWAS à cause de la colonisation des terres et la participation directe des politiciens qui sont impliqués dans cette colonisation.

A partir de ce constat, nous avons défini plusieurs projets qui sont bien analysés mais que nous allons juste mentionner ici :

1er besoin : Combattre l'exclusion sociale : projets qui vont permettre de diminuer cette situation.

A.- Réalisation d'un dictionnaire en ligne.

B.- Cours d’aptitude professionnelle pour étudiants de l’école secondaire, par rapport aux études universitaires .

C.- Initiative « Tissage pour l'environnement », avec de sacs plastiques, pour les mères célibataires.

2eme Besoin : Sauver la réserve de BOSAWAS.

A.- Création de camps de reboisement. (Crèche) Avec des souches d'arbres propres de la région.

B.- Cours de formation pour le reboisement, avec des jeunes de Managua, Léon et Bonanza.

C.- 1er Étape du Reboisement. (600 HA pour tous). A chaque étape on fera 100 HA.

Rien qu’avec l'existence de notre organisation nous commençons à promouvoir l'inclusion sociale avec les jeunes. Plusieurs parmi nous sommes étudiants provenant de la côte caraïbe , Bonanza principalement, et les autres membres de notre équipe sont de Managua et Léon , deux villes du Pacifique et les jeunes qui se sont intégrés sont également engagés dans la défense de l'environnement et les droits des indiens.

Nous ne provoquons aucun dommage sur l'environnement du Nicaragua, nous avons eu accès à l’éducation et nous souhaitons que d’autres jeunes puissent réussir.

Je vous remercie d’avoir prêté attention à ce courrier. Il m’a semblé important de vous informer de notre réalité, de nos inquiétudes et de nos intentions.

Et bien de vous inviter à nous soutenir , vraiment c'est important pour pouvoir développer nos projets .

« Le sens réel de la vie prendra fin quand nous autres, êtres humains, cesserons de promouvoir des mesures positives »

« Dans la paix et la tranquillité, nous les hommes et femmes libres et égaux pourrons construire un vrai espace de vie »

En attente de votre réponse ,

Oscar Danilo SMITH MARTINEZ.
                                                          President Chavalos y Chavalas de BOSAWAS. 

Relations Internationales

Traduction Française

Fait à Périgueux, France le 14 mai 2013