Un voyage ponctué de rencontres et de moments de partages innombrables avec les groupes de jeunes avec qui nous travaillions et la population nicaraguayenne. Une nouvelle expérience bien différente de ce que nous avions vécu sur le continent africain, il y a quelques années. Malgré ces différences de mode de vie, de culture et notre manque d'expérience sur le sol d'Amérique Centrale, nous n'avons changé ni l'approche, ni la manière de travailler, de partager nos visions du cirque et de la scène. Un projet donc extrêmement riche humainement et artistiquement, qui nous donne envie de poursuivre l'histoire écrite dans ce pays et d'y revenir au plus vite (dès 2015 sans doute) afin de continuer l'échange et la mise en place de structure "cirque/théâtre au Nicaragua.

Merci à tous ceux également qui nous ont accueillis et qui ont soutenu le projet par leurs compétences et leur bonne humeur au Nicaragua : Merci à Rosario, Manoel, Sergio, Daisy, Isabelle, Donna Marina, Jairo à Managua, à Beto, Cerceau, Vigoroso et Juan Carlos à Chinandega, à Benito, Noelia, Norma et Gabriel à Matagalpa, à Joseph et Ruth en France, à tous les enfants de Managua et du Barrio Roberto Gonzalez à Chinandega avec qui l’on a rêvé et partagé des moments...

Voici pour vous un bilan final de notre activité au Nicaragua durant un mois et demi :

- Les objectifs majeurs de notre projet se situaient dans la création d'un spectacle cirque avec un groupe de jeunes issu du Centro Educativo Eduardo Contreras à Managua et du quartier populaire Naciones Unidas :

Nous avons effectué avec ce groupe d'une douzaine de jeunes (de 9 à 29 ans) mêlant filles et garçons une quinzaine de séances de découverte, puis de perfectionnement aux arts du cirque et enfin de création de spectacle. Un groupe très motivés, capable de beaucoup de volonté, de sérieux entre deux éclats de rire complices dus à notre prononciation espagnole laissant parfois à désirer ou à l'ambiance détendue des séances. Le spectacle créé mêlant cirque et théâtre a été joué deux fois en fin de voyage par le groupe de jeunes à Managua (Centre Educativo Eduardo Contreras) et à Granada (Ecole de cirque et mimes de la ville).

Beaucoup de plaisir pris dans les coulisses par les quatre Français et par tous les jeunes sur scène, un spectacle de qualité qui laisse augurer du très bon pour la suite. En effet, la pratique du cirque et création de spectacle va continuer à Managua au Centre Eduardo Contreras. Tout le matériel de cirque y est donc resté, les séances de cirque seront menées par Tito (un prof de cirque Nicaraguayen rencontré pendant le voyage) et auront lieu chaque semaine au centre le mardi et le jeudi. Jairo, notre ami artiste nica sera chargé quant à lui de la coordination du groupe et de la programmation dans l'année de représentations de spectacles de cirque joués par les jeunes du centre.

- Ce n'était pas prévu à la base, mais nous avons également effectué quelques séances d'ateliers de découverte des arts du cirque dans d'autres structures sociales au Nicaragua. Ces quelques séances de sensibilisation aux arts du cirque se concluaient par le don à chaque participant de 3 balles de jonglage fabrication Nico Thouin accompagnées de l'explication simple et quasi gratuite pour en fabriquer d'autres. Ces ateliers-rencontres menés dans les villes de Managua (Asentamiento), Chinandega (Casa Communale) et Matagalpa '(Centro cultural Guanuca) avaient aussi pour but de sensibiliser d'autres jeunes avant notre retour et prochain projet dans le pays, prévu peut être dès l'an prochain.

-Enfin, nous avons pu jouer une dizaine de fois notre spectacle écrit et joué en espagnol intitulé "Los nuevos gordos". Un spectacle dynamique et interactif (l’interaction n'est d'ailleurs pas toujours facile avec le public des quartiers pauvres du Nica peu habitués à ce genre de représentations de rue jouées qui plus est par des gringos) mêlant musique et chansons de tout pays ainsi que cirque et théâtre. Nous avons pris énormément de plaisir lors des différentes représentations, présentant toutes un public particulier et souvent différent du précédent : publics de quartier populaire, publics composés uniquement d'enfants, publics de tout âge lors d'une fête de villages, publics d'asentiamento (camp de réfugié), publics plus avertis de centre culturel ou publics paysans des campagnes nicaraguayennes...

Les colporteurs de rêves s'associeront sans doute à la mise en place d'un nouveau projet dans ce pays, afin de renforcer les liens établis, et ouvrir de nouvelles possibilités artistiques dans certains lieux et structures populaires où nous sommes passé et avons débuté l'échange lors de ce voyage.

Pour vous, ci-dessous, de nombreuses photos du projet, merci à tous, à très bientôt sur les routes du monde, soyez forts!