lundi 21 janvier 2019

Lettre info hiver 2019

Bonjour,

Comme vous le savez déjà, l’année 2018 fut particulièrement éprouvante pour les Nicaraguayens et cela a laissé des traces.

Comme ce fut aussi notre cas, beaucoup d’entre vous ont certainement été ébranlés par les informations souvent contradictoires qui ont circulé à propos des évènements au Nicaragua et la désinformation continue. Notre séjour dans ce pays nous permettra, pensons-nous, d’y voir un peu plus clair car nous aurons l’occasion de parler avec des personnes de toute condition sociale et d’opinion.

Dans cette lettre d’info 2019 vous trouverez deux articles du « Journal Notre Amérique » publiés sur le site « Tortilla con sal »

- Sur le Honduras

- Sur le Nicaragua

Et nous y ajoutons

- Le bilan financier de INTI par Joseph

- Le bilan de notre projet éducatif DMMT

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Rapport de l’année 2018 de l’Association Doris Maria Morales Tijerino

spectacle CDI.jpg

Les trois centres ont commencé l’année scolaire le 5 janvier avec un cours d’un mois permettant aux élèves ayant des difficultés dans certaines matières un rattrapage. En même temps ils pouvaient participer à des activités de loisirs comme la natation, la peinture parmi d’autres.

Par ailleurs deux ateliers eurent lieu pour les enseignants pour travailler sur le thème de la discipline et des règles communes aux trois centres.

Le centre éducatif Eduardo Contreras CDI a commencé l’année scolaire le 5 février jusqu’au 14 décembre pour la crèche et la maternelle et jusqu’au 30 novembre pour l’école primaire.

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mardi 15 janvier 2019

Le résultat financier de 2018

Note de Joseph Mougel, trésorier

Comme pour 2017, j’ai utilisé pour tenir la comptabilité de l’association en 2018 le logiciel libre Garradin (je rappelle que ce mot signifie argent ou monnaie dans la langue Wagiman d’un peuple aborigène du nord de l’Australie) développé à partir de 2011 par un collectif informel d’artistes, informaticiens et militants du logiciel libre regroupés dans l’association « Kidideux » (www.kd2.org) enregistrée à Dijon en 2003.

Ce logiciel est conforme au plan comptable des associations selon les règlements de 1999 et 2004 du CRC (Comité de la règlementation comptable)

Je vous communique donc ci-après en premier lieu les comptes de 2018 et en second lieu les observations dont je crois utile de vous faire part.

Les comptes de 2018 comportent un « compte de résultat » faisant apparaître les produits et les charges de l’exercice et le bilan de clôture au 31/12/2018 (à l’actif la trésorerie disponible à cette date et au passif les dettes et, par différence, les fonds associatifs).

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samedi 12 janvier 2019

Nicaragua et les limites de la tolérance

Les autorités nicaraguayennes ont fait preuve d’une retenue remarquable face à l’assaut permanent des médias et ONG locaux, ce qui contraste nettement avec des cas aux États-Unis, tels que les attaques notoires perpétrées dans les années 1980 contre des organisations noires et autochtones, ou plus récentes contre Wikileaks et Julian Assange.

Par Stephen Sefton

Pendant trois mois à compter du 18 avril de 2018, l’opposition politique nicaraguayenne et ses alliés ont terrorisé la population à travers le pays. Lors d’attaques bien coordonnées, utilisant des armes à feu et des incendies criminels, ils ont détruit ou gravement endommagé les bureaux du gouvernement central et des autorités locales dans plus d’une douzaine de villes. Ils ont attaqué des ambulances, envahi des hôpitaux et des écoles et détruit des centaines d’entreprises et de maisons privées. Ils ont tué au moins deux cents personnes. Leurs militants armés et leurs délinquants rémunérés ont extorqué ou intimidé quiconque tentait de franchir les centaines de barrages routiers et barricades qu’ils avaient érigés. Ils ont abusé et torturé des centaines de personnes identifiées comme des partisans du gouvernement.

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Honduras

LE JOURNAL NOTRE AMERIQUE

DECEMBRE 2018 – JANVIER 2019 N° 40 / ANNEE V

REDACTEUR EN CHEF : ALEX ANFRUNS

Au Honduras, une foule en marche proteste contre la négation des Droits Humains

Depuis octobre 2018, les médias occidentaux se font l'écho d'un phénomène migratoire de grande ampleur parti du Honduras vers les États-Unis. Le mode opératoire est tout à fait contemporain puisque les migrants ont commencé à se regrouper à partir d'un appel lancé sur les réseaux sociaux. Les départs isolés sont très courants mais pour la première fois une migration de masse s'est organisée, avec l'espoir qu'il serait plus facile de passer les frontières en groupe. Le 18 octobre une première vague de deux mille Honduriens quittent la ville de San Pedro Sula. D'autres vagues suivront, de même ampleur.

Par Christine Gillard

Dans le même temps, une manifestation de soutien aux migrants a réuni quelques mille cinq cents personnes à Tegucigalpa, car ceux qui ne sont pas partis, le feront sans doute un jour, peut-être même leur famille est-elle déjà partie.

Pour remettre ce phénomène migratoire hondurien dans son contexte nous rappellerons quelques données économiques sociales et politiques avant de nous intéresser à la spécificité du phénomène : la migration en groupe.

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mardi 18 septembre 2018

Lettre d’info automne 2018

Bonjour,

L’irruption de la violence le 18 avril au Nicaragua nous a tous pris au dépourvu. Nous avons eu beaucoup de mal à comprendre.

Tout de suite il y a eu une avalanche d’informations terrifiantes, tel Ortega, dictateur qui massacre son peuple etc. Là, je me suis dit qu’il y a vraiment un problème car je connais quand-même ce pays depuis plus de 30 ans. Bien sûr nous avons eu des contacts suivis avec nos amis. Le premier témoignage de Rosario fut accablant et elle s’indigne que les associations des droits humains, les ambassades d’Allemagne et de France défendant seulement ceux qui protestent sans prendre en compte les assassinats de combattants historiques et toutes les atrocités des opposants, ni du rôle joué par une partie de la hiérarchie catholique. Elle écrit : « notre gouvernement n’est sans doute pas parfait, mais nous allions de l’avant et nous étions en paix » Et elle termine sa lettre : « C’est triste ce que nous vivons, mais nous ne nous rendrons pas et continuerons à défendre nos idéaux. »

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samedi 15 septembre 2018

LES PROGRAMMES EDUCATIFS DMMT septembre 2018

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Au mois d’avril 2018 notre pays a souffert d’une crise sociopolitique dont l’objectif principal était de renverser le Président Daniel Ortega. Des groupes de partis politiques de la droite ont manipulé la population civile et étudiante provoquant le chaos dans tous les secteurs, installant une guerre cybernétique appelée « coup d’Etat doux » et utilisant des techniques psychologiques qui ont créé de la peur au sein de la population.

Durant les mois d’avril, mai et juin, nous avons vécu une situation de grande violence et d’instabilité qui a affecté beaucoup l’année scolaire. Celle-ci a été interrompue dans certains établissements pour assurer la sécurité des élèves et à cause de l’absence des professeurs vivant dans des lieux en zones rurales et urbaines où les barrages et barricades empêchaient la circulation des véhicules et des piétons.

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jeudi 23 août 2018

Résumé d’une interview avec Carlos Fonseca Teran

(vice-secrétaire de relations internationales du FSLN)

… « La meilleure façon d’être préparé face à d’éventuelles nouvelles tentatives de déstabilisation, c’est d’approfondir le modèle de participation populaire dans les décisions du gouvernement. Si nous avions réussi à développer ce modèle politique pour la réforme de la sécurité sociale par exemple, la population après avoir été suffisamment informée, aurait pu la faire sienne et la manipulation consistant à présenter cette réforme comme le contraire de ce qu’elle était en réalité n’aurait pas pu avoir lieu et on aurait pu éviter les violences auxquelles nous avons assisté et qui ont affecté tout le monde.

Nous sommes à l’origine d’un accord entre les travailleurs, les entreprises privées et le gouvernement et on peut dire que pendant 10 ans cela été un succès puisque cela a permis d’augmenter le salaire minimum bien plus que durant la période précédente, cette dernière ayant d’ailleurs duré plus longtemps. Les travailleurs ont donc été les bénéficiaires de cet accord et celui-ci a eu aussi l’appui des entreprises.

Mais face au risque que les entrepreneurs rompent cet accord et qu’il puisse se passer quelque chose – puisque que c’est la première fois qu’une telle décision a été prise – nous aurions dû avoir un plan pour faire face à cette situation sur les plans politique et organisationnel et préparer des assemblées populaires. C’est pour cela que nous avons un besoin urgent de préserver la solidarité des autres peuples avec la révolution sandiniste face à toutes les tentatives de déstabilisation forgées notamment par l’impérialisme nord-américain.

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mercredi 22 août 2018

Quand les mensonges gagnent et se convertissent en réalité acceptée.

De Giorgio Trucchi – 31 -5 - 2018

La mobilisation « bleu et blanc » du 30 mai pour les mères des victimes des affrontements a été gigantesque. Parallèlement le gouvernement a convoqué les militants sandinistes à une célébration pour la fête des mères. Là aussi, il y eut foule, mais tous n’arrivèrent pas à la destination. La caravane de bus venant du nord du pays fut attaquée par des inconnus en armes.

Pendant que la marche « bleu et blanc » arrivait sans problèmes majeurs à destination à la UCA (Université d’Amérique Centrale – université jésuite), à moins d’un km de là, le président Ortega terminait son appel à la paix. C’est à ce moment que des groupes de manifestants « pacifiques » se sont approchés du nouveau stade national de baseball, et sont entrés en contact avec des jeunes sandinistes qui revenaient d’une activité. On voit alors sur les photos prises comment ces manifestants « pacifiques » chargèrent les armes et commencèrent à tirer, attaquant les installations du stade et les policiers qui protégeaient les lieux. Il y eut des morts et des blessés des deux côtés, dont deux jeunes militants sandinistes. L’affrontement dura de longues minutes, ensuite les groupes de l’opposition se sont retirés vers l’UCA où de milliers de personnes se trouvaient tranquillement. Et pendant que les premières barricades se levèrent près de l’université des Ingénieurs (UNI) à quelques centaines de mètres du stade, la plateforme « SOS Nicaragua » et d’autres similaires s’est se sont mis à occuper envahir l’espace médiatique et les réseaux sociaux de mensonges, enlevant aux médias officiels la possibilité de dire ce qui s’était réellement passé, transformant une fois de plus le Nicaragua en prisonnier d’une réalité fictive.

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La izquierda sobre Nicaragua (la gauche sur le Nicaragua)

– Jorge Capelan et Stephen Sefton – Tortilla con sal – 16 mai 2018 – extraits

En premier lieu, dans les légitimes manifestations pacifiques du 18 avril contre la réforme de la sécurité sociale, les revendications étaient biaisées, irrationnelles et mal informées. Presque immédiatement, la manifestation pacifique s’est détériorée en chocs affrontements entre groupes de manifestants et groupes de jeunes proches du gouvernement. La réponse de la police fut proportionnelle aux évènements.

Ensuite se sont les groupes de choc violents de l’opposition politique du pays dirigés principalement par le MRS, maintenant liés à l’extrême droite des Etats-Unis et bénéficiaires depuis des décennies du financement du gouvernement de ce pays et d’ONG’s, qui sont entrés en action.

Pendant les journées des 19, 20 et 21 avril, les groupes armés de l’opposition politique se sont mélangés aux étudiants et jeunes. Ils ont aussi intégré en leur sein des centaines de délinquants recrutés dans différentes villes pour intensifier les attaques. Ils ont attaqué tout type d’infrastructure avec des armes conventionnelles, artisanales et des cocktails Molotov. Depuis le début, les protestations ont été violentes.

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Les étudiants et la protestation

Introduction de Ruth, présidente d’INTI Solidarité Nicaragua :

Autant que je comprenais les revendications des étudiants il y a quelques années pour obtenir le que 6% du budget national du Nicaragua soit affecté au financement des universités ce qui fut effectivement obtenu, autant, j’ai de grandes difficultés à comprendre leur implication d’aujourd’hui dans la déstabilisation, la destruction des locaux et des équipements destinés à l’enseignement ainsi que dans le blocage de l’année universitaire.

C’est pour cette raison que je crois nécessaire de vous faire part de larges extraits de l’interview réalisée le 1er août 2018 par Alex Anfruna, journaliste, de Luis Manuel Andino Paiz, président de l’Union nationale des étudiants du Nicaragua (UNEN)

Rappel des faits

L’Université National Autonome du Nicaragua (UNAN-Managua) était occupée et des barricades érigées aux alentours depuis le mois de mai jusqu’au 13 juillet date à laquelle elle fut finalement évacuée par les forces de l’ordre, ce qui a donné lieu à quelques arrestations mais aussi à de nouvelles protestations de la part des étudiants

L’évacuation de l’Université UNAN eut lieu lorsque des personnes retranchées derrières ces barricades se mirent à attaquer avec violence des militants sandinistes célébrant le « repliegue » (repli de Managua à la ville de Masaya décidé par les forces sandinistes en lutte contre la « guardia » de Anastasio Somoza, peu de temps avant la victoire finale du 19 juillet 1979). On s’est aperçu alors que ces personnes n’étaient pas toutes des étudiants, loin s’en faut, mais étaient surtout composées de bande de délinquants (pandilleros) souvent sous l’emprise de la drogue. Quant aux étudiants présents, on peut dire qu’ils ont perdu de fait leur statut d’universitaire en participant au saccage voire à la complète destruction de certains locaux et des équipements qu’ils contenaient ou en s’en rendant complice.

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lundi 20 août 2018

La voix dissonante du Forum de São Paulo, par Maurice Lemoine (Mémoire des Luttes)

Publié par Venezuela infos dans ALBA, Bolivie, Cuba, déstabilisation et violences de la droite, histoire de la révolution bolivarienne, Internationalisme/Solidarité, Nicaragua, souveraineté, unité latino-américaine 27 juillet 2018 par Maurice Lemoine
Extraits

La 24e édition du Forum de São Paulo (FSP), rencontre qui rassemble les partis et mouvements progressistes de l’Amérique latine et de la Caraïbe, s’est tenue à La Havane du 15 au 17 juillet. Fondé en 1990 par le président cubain Fidel Castro et celui qui n’était encore que le dirigeant au Brésil du Parti des travailleurs (PT), Luiz Inácio Lula da Silva, ce rassemblement accueillit d’emblée tant des partis de gauche modérés que des formations forgées dans la lutte armée, des partis communistes (dont le PCC cubain) et leurs différentes scissions. « Affronter le néolibéralisme en Amérique latine, nous expliquera bien plus tard Valter Pomar, membre de la direction nationale du PT, exigeait une attitude ouverte et plurielle, prenant en compte tant la crise traversée par le communisme que celle frappant la social-démocratie. »
……………….

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lundi 13 août 2018

Rapport préliminaire de la Commission Vérité, Justice et Paix

Les informations suivantes sont prises du

Rapport préliminaire juillet 2018 de la Commission Vérité, Justice et Paix – Nicaragua

Le pays a subi des dégâts matériels très importants pendant ces mois de violences, la majorité par des bandes de délinquants de l’opposition.

Destructions du secteur public et privé

Ont été saccagés :

20 supermarchés – 15 magasins électrodomestiques – 5 restaurants – 4 médias de communications – 3 succursales de banque – 1 entreprise de téléphonie mobile – 3 restaurants rapides et 9 autres centres commerciaux au niveau national. 20 magasins Wal-Mart ont été saccagés – 14 supermarchés Pali, 5 Maxi Pali – 1 supermarché La Union – 2 magasins La Curacao – 1 dépôt Tropigas – Radio Shack.

Le secteur touristique a été le plus affecté. Au 2O juin l’activité hôtelière et de restaurants s’est réduit à 25,6%. A Granada et Leon, les principales villes touristiques, 25% des restaurants ont fermé.

Le secteur de la petite entreprise, particulièrement vulnérable a dû licencier du personnel

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mercredi 1 août 2018

Le Journal Notre Amerique : le Nicaragua sous le feu des projecteurs

03 Juil 2018 de Alex Anfruns






Comme si c’était un signe prémonitoire, l’actuelle vague de protestations au Nicaragua a été précédée d’un grand incendie : début avril, la réserve naturelle Indio Maiz, au sud du pays, avait perdu 5.000 hectares. Déjà, cet événement avait été instrumentalisé pour faire croire que le gouvernement de Daniel Ortega avait un quelconque intérêt à profiter de ce drame environnemental !

A l’origine de ces soupçons, le refus de l’aide proposée par l’un des pays voisins, le Costa Rica, tandis que le gouvernement avait préféré, pour des raisons techniques, accepter l’aide du Mexique. Et voilà comment la première phase de la diabolisation du président Daniel Ortega a été enclenchée. Puis, suite à une manifestation contre la réforme des pensions, l’engrenage de la propagande massive a été lancé. Le gouvernement nicaraguayen a été désigné coupable, quoi qu’il dise ou fasse. Il y a un air de déjà vu : selon le discours eurocentrique de nos médias, un leader du Sud serait inapte à gouverner selon les valeurs de nos chères “démocraties”. Mais pourquoi se tireraient-ils systématiquement une balle dans le pied en donnant toujours un prétexte idéal à leurs adversaires ?

Dès que les médias privés parlent d’Evo, Lula, Correa, Maduro ou Ortega, c’est aux accusés de fournir la preuve de leur innocence. Et pourtant, la même chose n’a jamais été envisagée pour nos dirigeants, qui jouissent d’un traitement de faveur. Quand Bush a décidé d’envahir l’Irak, il lui a suffi de demander à son porte-parole de faire une petite mise en scène aux Nations Unies. Les millions de pacifistes rassemblés dans le monde entier auraient aimé voir l’ensemble des médias se prononcer de façon unanime et déclarer cette guerre illégale. A nous de rester vigilants pour empêcher les suivantes.

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Comment enfler une liste de morts contre un gouvernement

Cette investigation concernant les rapports des organismes des Droits humains se trouve sur le site Lista informativa Nicaragua y mas espanol et comporte tous les noms, âge, circonstance des personnes mortes dans le contexte des protestations.

1 -Le CENIDH - Centre Nicaraguayen des droits humains

Fondé en 1990, il est présidé par Vilma Nuñez de Escorcia. Il a émis trois rapports, le premier le 4 mai pour la période du 19 avril au 4 mai, le deuxième le 17 mai pour la période du 1ier au 15 mai et le troisième le 18 juin pour la période du 16 mai au 18 juin, sous le titre : Assassinés et blessés produit de la répression et de la violence du gouvernement. Il faut observer que ce titre affirme de façon irresponsable et arbitraire que ces morts sont la conséquence directe de la violence de la part du gouvernement. De leurs listes 167 morts ont été identifiés jusqu’à la date du 18 juin. Toutefois au moins 19 citoyens sont morts dans un contexte en dehors des protestations :

- Pendant le vol d’une moto ou voiture 6 personnes

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samedi 21 juillet 2018

Célébration du 19 juillet

Nica.jpg Nica 3.jpg Toutes les photos sont de Giorgio Trucchi

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jeudi 19 juillet 2018

Nouvelles de nos projets

1Taller Madroño.jpg

Le Centre Angelita Morales

L’institutrice Tania Latino enseigne les trois niveaux de l’école primaire. Il y a 2 élèves au premier niveau, 3 au deuxième et 6 au troisième. L’âge des élèves va de 8 à 13 ans. Les enfants viennent des bidonvilles proches du quartier Las Colinas. Sauf pour 4 d’entre eux, ce sont les mères qui assurent l’éducation. Parmi eux il n’y a qu’une famille nombreuse (6 enfants). La fréquentation était irrégulière à cause des évènements violents depuis le 18 avril. Laura continue les ateliers de peinture, un moment de détente pour ces jeunes.

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lundi 9 juillet 2018

Nicaragua – par Jorge Capelan – le 1 juin 2018

Cet article a été écrit pour répondre à une campagne de désinformation dans les pays scandinaves.

Larges extraits

_ Jusqu’il y a peu de temps, le Nicaragua fut un pays exemplaire en Amérique centrale, une des régions les plus violentes du monde.

_ Les indices de criminalité furent les plus bas d’Amérique Latine

_ La croissance économique, entre 4 et 5%, fut la deuxième de la région, après Panama

_ C’était un des pays d’Amérique Latine avec la plus forte réduction de la pauvreté absolue et relative.

_ C’était le seul pays de la région qui produisait lui-même 90% des aliments consommés

_ C’était un des rares pays d’Amérique Latine et du tiers-monde qui produisait tous les livres scolaires pour tous les niveaux, de la primaire à l’université et pour l’Education des adultes

_ Il avait réussi à freiner l’exode vers les Etats-Unis

_ Il était en train de se convertir en une destination touristique mondialement reconnue par les voyageurs à la recherche de paix, de tranquillité et d’expériences culturelles saines et respectueuses de l’environnement

_ Il avait atteint un niveau de participation politique de la femme qu’on ne trouve que dans les pays développés

_ Il avait réussi à freiner les cartels de la drogue et du le crime organisé.

En quelques semaines cette image de développement humain et soutenable au milieu d’une région centraméricaine souffrant de misère et de criminalité a été sérieusement endommagée.

Pourquoi ? Parce qu’on est en présence d’une rébellion populaire contre un régime injuste et tyrannique ? NON !

Ce qui se passe au Nicaragua n’est pas une insurrection populaire, mais une opération de changement de régime. Le peuple n’accule pas le gouvernement, ce sont des groupes de l’extrême droite appuyés par des bandes de délinquants qui ont pris en otage la population depuis des semaines, ce alors les forces de l’ordre ont reçu des ordres stricts de ne pas quitter leurs installations pour réprimer les terroristes.

Ce que font les supposés « paladins de la démocratie » au Nicaragua, c’est couper les routes empêchant les gens d’aller au travail, les paysans à sortir leurs récoltes, les personnes âgées et les malades à percevoir leurs retraites et à obtenir des médicaments, aux enfants et jeunes d’aller étudier. Ils menacent les gens, interdisent de les filmer, les séquestrent …. En plus, ils saccagent et brûlent les biens publics, les centres de santé, les ambulances, les écoles, les bureaux du FSLN.

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jeudi 17 mai 2018

Situation au Nicaragua par Maurice Lemoine

C’est dans une déclaration datée du 16 avril que le président de l’Institut nicaraguayen de sécurité sociale (INSS) Roberto López a rendu publiques une série de mesures destinées à redresser l’institution, laquelle annonce un déficit de 71 millions de dollars (59,8 millions d’euros). Ratifiée le 18 avril par la « résolution 1/317 » du président Daniel Ortega, l’un des leaders de la révolution qui, en 1979, renversa la dictature d’Anastasio Somoza, cette réforme augmentait les cotisations des employeurs, des travailleurs et, surtout, instaurait sur les retraites une contribution spéciale de 5 %. Après un moment de stupeur, cette amputation du pouvoir d’achat d’hommes et de femmes âgés souvent très modestes a provoqué un fort rejet.

Emmenés dans un premier temps par des groupes d’étudiants de l’Université centraméricaine (UCA ; jésuite) et de l’Université polytechnique du Nicaragua (UPOLI) « solidaires de leurs anciens », des milliers de manifestants occupèrent la rue dès le 18 avril contre ce « paquete » qualifié d’« illégal et inhumain ». En quelques heures, cette protestation s’étendit et gagna les villes de province (Jinotepe, Diriamba, Granada, León) et prit un caractère violent, des groupes d’individus vandalisant installations du Front sandiniste de libération nationale (FSLN, au pouvoir), commerces et supermarchés. Une répression particulièrement « musclée » de la police anti-émeutes et des heurts avec des groupes de contre-manifestants provoquèrent les premières victimes – quatre morts le troisième jour, dont un policier tué par un coup de fusil.

Dès le 21 avril, prenant conscience de l’ampleur du mécontentement, le président Ortega fait marche arrière en appelant à un dialogue national après avoir annoncé la révocation de la « résolution 1/317 ». Ce rapide recul ne provoque aucun effet : une large opposition allant du Conseil supérieur de l’entreprise privée (Cosep) et des partis de droite traditionnels jusqu’aux étudiants et à la classe moyenne en passant par les « dissidents », supposément de centre-gauche, du Mouvement de rénovation sandiniste (MRS) affichent leur détermination de continuer la lutte jusqu’à l’obtention du départ d’Ortega et de son épouse, la vice-présidente Rosario Murillo, élue en même temps que lui.

A l’appel du Cosep et des étudiants, les rues de Managua s’embrasent à nouveau le lundi 23 avril contre le gouvernement et, le 28, convoquée par l’Eglise, une « marche pour la paix », au cri de « qu’ils s’en aillent ! », exige « la fin du régime » et réclame la justice pour les morts des dernières semaines – les chiffres annoncés, très imprécis, iront de quarante-trois à soixante-trois.

Tout aussi importante, bien que très peu médiatisée, une manifestation monstre des secteurs populaires sandinistes « pour la paix et le dialogue » réagit le 30 avril en appui au chef de l’Etat.

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mercredi 16 mai 2018

Le Nicaragua dans la tourmente.

(rédigé le 15 mai 2018)

La vague de protestations et de violence qui frappe le Nicaragua depuis le 18 avril ont surpris tout le monde et malgré les appels au calme, les saccages et les destructions continuent.

En même temps ont lieu des marches pour la paix avec la participation de milliers d’habitants.

Les messages les plus fous circulent sur les réseaux sociaux avec des nombres fantaisistes de morts, de blessés, de disparus attribués au gouvernement sans la moindre investigation.

Ce sont les mesures prises par le gouvernement pour assainir le déficit de la Sécurité Social qui ont déclenché la mobilisation des étudiants même si le gouvernement a vite fait marche arrière. Les manifestations ont été très violentes dès le début avec incendies d’écoles, d’hôpitaux, de centres commerciaux, d’édifices publics…

Les raisons de mécontentement de la population ne manquent pas.
Le cas le plus emblématique est celui de Roberto Rivas, président du Conseil Supérieur Electoral qui a accumulé une fortune colossale.

Le mouvement des femmes lutte aussi depuis des années pour la légalisation de l’avortement sans être entendu.
Le contrat avec l’entreprise chinoise par la loi 840 pour la concession du mégaprojet du canal a mobilisé souvent des populations concernées sans qu’elles reçoivent une réponse à leurs revendications.

Malgré la croissance économique continue depuis des années, le Nicaragua reste le deuxième pays le plus pauvre d’Amérique Latine derrière Haïti tandis qu’un secteur de la population s’est beaucoup enrichi.

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